Des lieux et des hommes

Des lieux et des hommes

Si :"il n’y a pas de lieux sans histoire, seulement des lieux sans historiens", pareillement un territoire ne se constitue pas sans figures notables. L’autre axe de cette mission patrimoniale est de recueillir la mémoire actuelle des acteurs de la Ville par la collecte de témoignages oraux, la numérisation d’archives privées et la réalisation de reportages photographiques.

Louis XVI, Henri Watelet et le Moulin Joly
Au XVIIIème siècle, Colombes accueille un autre roi, Louis XVI, attiré par la réputation d’un parc au lieu-dit du Moulin Joly, aménagé de jardins anglo-chinois par l’éminent Claude Henri Watelet, graveur, homme de lettres et par ailleurs receveur général des finances. Marie-Antoinette s’en serait inspirée pour le Petit Hameau de Versailles. Et nombre de célébrités de l’époque en ont parlé.

Des peintres : Théodule Ribot et Gustave Bienvêtu
En dehors des impressionnistes, deux peintres, qui ont eu une certaine notoriété au XIXème s. ont vécu àColombes :
Théodule Ribot, avec sa palette claire-obscure dans la lignée des peintres hollandais, est exposé au Petit-Palais et au Louvre et même à Vienne et Genève.
Gustave Bienvêtu, à qui on confie des décors de l’Opéra Comique de Paris, nous fascine encore par la fraîcheur de ses compositions florales.

Deux figures liées à la modernité de leur temps
Au siècle suivant, deux figures liées à la modernité de leur temps ont fait parler de notre ville.

Jules Védrines (1881 - 1919) L'un des premiers grands aviateurs. Premier pilote à avoir dépassé les 100km/h et à atterrir sur le toit des Galeries Lafayette à Paris. Il fut surnommé "le Gavroche sublime" ou "le Parigot gouailleur"...Il devint célèbre à l'âge de trente ans, en remportant la course aérienne Paris-Madrid (1911). En 1914, il rejoignit l'aviation militaire. Travaillant régulièrement avec les services spéciaux, il devint très rapidement l'as des missions spéciales, infiltrant espions et saboteurs derrière les lignes allemandes. Malgré tous ses succès, Védrines accepta, en 1915, de former un jeune pilote : Georges Guynemer.

François Faber, cycliste professionnel de 1906 à 1914 (27 victoires), il était surnommé le géant de Colombes. Faber porte les couleurs de « Labor » en 1906 et 1907, passe chez « Peugeot » en 1908, puis rejoint « Alcyon » de 1909 à 1911. Membre de l’équipe « Automoto » en 1912, il retrouve « Peugeot » en 1913 et 1914. Il s’engage dans la Légion étrangère au déclenchement de la Première Guerre mondiale et meurt au champ d’honneur le 9 mai 1915.

Palmarès :
Vainqueur du Tour de France 1909
19 victoires d’étapes sur le Tour de France
Paris-Roubaix : 1913
Bordeaux-Paris : 1911
Paris-Tours : 1909, 1910
Tour de Lombardie : 1908
Paris-Bruxelles : 1909