En cas d'agression sonore ?
Nous n'avons pas deux mais six oreilles. En effet, notre appareil auditif se divise en 3 parties. L'oreille externe, formée du pavillon qui collecte les ondes sonores et du conduit auditif fermé par le tympan, petite membrane qui vibre comme la peau d'un tambour. L'oreille moyenne, cavité remplie d'air comprise entre le tympan et l'oreille interne dont elle est séparée par la fenêtre ovale. Trois osselets (le marteau, l'enclume et l'étrier) transmettent les vibrations du tympan jusqu'à la fenêtre ovale. L'oreille interne, remplie de liquide, qui transmet les vibrations aux cellules auditives ciliées du limaçon. Celles-ci transforment les vibrations en influx nerveux qui se propage le long du nerf auditif jusqu'au cerveau qui les réceptionne et les analyse.
Comment le bruit détruit l'oreille ?
Le son se propage à la vitesse de 340 m/s dans l'air. Il entre dans notre oreille par le pavillon qui sert d'entonnoir à bruits, descend dans le conduit auditif pour atteindre le tympan qui se met à vibrer. Ces vibrations sont transmises par les osselets (le marteau, l'enclume et l'étrier) jusqu'au limaçon situé dans l'oreille interne. Celui-ci renferme 30 000 cellules dont les cils vibrent en fonction de l'intensité et de la fréquence. Ces cellules constituent un capital auditif précieux, donné à notre naissance, qui ne se reconstituera jamais au cours de notre vie s'il est entamé Si l'on s'expose à un niveau sonore élevé, on peut subir une perte temporaire de l'audition : c'est la fatigue auditive qui doit être considérée comme un signal d'alarme. Mais si l'exposition au bruit se prolonge ou se répète trop fréquemment, les cellules auditives sont définitivement détruites : c'est la surdité irréversible pour laquelle aucune guérison n'est possible.
Le bruit est un agent stressant. L'organisme ne peut s'adapter à toutes les agressions auxquelles il est soumis. Cela peut entraîner certains troubles fonctionnels tels que palpitations cardiaques, troubles gastro-intestinaux, élévation de la tension artérielle, contraction des vaisseaux sanguins et des muscles. Le bruit perturbe aussi le sommeil de diverses manières (difficultés d'endormissement, réveils, dégradation de sa qualité), ce qui peut provoquer une fatigabilité et une irritabilité excessives.
Que faire en cas d'agression sonore ?
Si vous estimez être victime d'une agression sonore provenant d'un défaut de précaution de votre voisinage. Tentez d'abord une démarche amiable pour accorder les activités du fauteur avec votre tranquillité (peut être ne se rend il pas compte de la gêne occasionnée)…
Si vous ne parvenez pas à vous entendre, prévenez :
- la police municipale ou nationale en cas de tapage nocturne
- pour les bruits liés aux activités professionnelles, un inspecteur de salubrité du Service communal d'Hygiène - Santé, maison des Canibouts (01 47 60 81 21) - serviceh@mairie-colombes. Cet inspecteur se rendra chez vous, et procèdera si nécessaire à un constat à l'aide d'un sonomètre, pour apprécier le bien-fondé de votre plainte.
La législation en vigueur pour le bruit des activités estime que le trouble est incontestable lorsque l'émergence est atteinte, c'est à dire que le bruit perturbateur dépasse le bruit ambiant :
- de 5 décibels le jour (de 7h à 22h)
- de 3 décibels la nuit (de 22h à 7h)
Si la nuisance est réelle, l'inspecteur mettra officiellement le fauteur en demeure de cesser de perturber votre tranquillité en lui suggérantles mesures les plus appropriées. En dernier recours, l'inspecteur dressera un procès-verbal et le transmettra au Parquet.
Emergence
Elle est définie par la différence entre le niveau de bruit ambiant, comportant le bruit particulier en cause, et celui du bruit résiduel constitué par l'ensemble des bruits habituels, extérieurs et intérieurs, dans un lieu donné, correspondant à l'occupation normale des locaux et au fonctionnement normal des équipements.
Les valeurs admises de l'émergence sont calculées à partir des valeurs de 5 décibels AdB(A) en période diurne (de 7h à 22h) et de 3dB (A) en période nocturne (de 22h à 7h), valeurs auxquelles s'ajoute un terme correctif, fonction de la durée cumulée d'apparition du bruit particulier. Une infraction n'est pas constituée lorsque le niveau du bruit ambiant mesuré, comportant le bruit particulier est inférieur à 30dB (A). Les mesures du bruit sont effectuées selon les modalités définies par arrêté des ministres chargés de la santé, de l'environnement, de l'équipement, des transports et de la construction.
Décibel (dB)
Pour exprimer par des nombres simples l'ensemble des intensités de sons possibles on utilise une échelle logarithmique : le décibel (dB). L'oreille humaine perçoit les sons de 0 dB (seuil d'audibilité) à 100 dB (seuil de douleur).
L'échelle logarithmique est conçue de telle manière que, lorsqu'une source est multipliée par 2, le niveau est augmenté de 3 dB. Ainsi, par exemple, 2 conversations identiques et simultanées, dont le niveau sonore est de 50 dB, ne donneront pas 100 dB, mais 53 dB. Il faudrait diviser par 10 le trafic automobile pour réduire de 10 dB le niveau sonore d'une rue, à condition que la vitesse des véhicules soit la même. Pour restituer au mieux la perception du bruit par l'oreille, il faut introduire dans les sonomètres des corrections qui tiennent compte du fait qu'à intensité égale, les sons graves sont moins perceptibles que les sons aigus. Le système de correction le plus employé dans l'habitat et les transports est le système A. C'est ce qui amène à mesurer le bruit en décibel Acoustique dB(A).





