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Une histoire pluriséculaire

Au temps des rois

Un hameau est attesté dès le Haut Moyen-Âge, se situant sur les hauteurs de la boucle nord de la Seine : on a découvert, sous l’ancien clocher, un cimetière mérovingien dont un sarcophage est visible au musée.

L’acte le plus ancien mentionnant le nom de Colombes date de 1147. L’étymologie de cette appellation fait débat : le rattachement tant à l’oiseau qu’aux colombages manque de fondement historique. Il est plus vraisemblable que son origine soit d’ordre topographique, en référence à une colonne (columna en latin) marquant le lieu-dit.

 Sous dépendance seigneuriale de l’abbaye de Saint-Denis depuis le XIIème siècle, le village s’étend le long de la rue y conduisant. Plus tard, des tours de guet et des portes le circonscrivent. De ce fait, le bourg ne connaît pas de dispersement et présente longtemps un maillage dense de rues, de maisons de vignerons et de paysans regroupées autour de l’église. A partir de l’Ancien Régime, des nobles et des notables issus de la bourgeoisie de robe et des finances l’entourent  de grands domaines.

 

Un renom à travers les siècles

Le plus célèbre est celui de la Reine Henriette, allant du cimetière ancien à l’actuelle M.J.C. et s’étendant jusqu’aux berges de la Seine. Fille d’Henri IV, l’épouse du roi d’Angleterre déchu, Charles Ier, se réfugie ici en 1657 jusqu’à sa mort en 1669. Ecoutée de son neveu Louis XIV pour les affaires concernant l’Angleterre, elle le reçoit souvent en nos terres. Elle contribue au développement du village en lui conférant deux foires. Puis Colombes bénéficie auprès de la société lettrée du XVIIIème siècle d’une certaine notoriété grâce au domaine du Moulin-Joly, précurseur du paysage pittoresque, visité notamment par Louis XVI et son épouse.

La localité connaît un premier désenclavement avec le pont de Bezons construit en 1811 qui suscite un nouvel hameau, le Petit-Colombes. L’arrivée du chemin de fer donne à notre commune un formidable essor dans la deuxième moitié du XIXème siècle, la faisant passer de 1600 habitants à près de 10 000 en 1896 .

Le train s’arrêtant sur les rives du Petit-Gennevilliers dans la décennie 1850, draine le dimanche les Parisiens amateurs de pêche et de promenades en barque. Les peintres Caillebotte, Manet, Monet, Renoir, Sisley, dans la mouvance des impressionnistes, vont par leurs œuvres pérenniser le charme de ces lieux. Cette vogue prend fin avec l’industrialisation du site, notamment avec l’installation en 1895 de l’usine des eaux et au début du siècle de l’usine Gnôme, future SNECMA.

Malgré la sécession de Bois-Colombes en 1896 et de la Garenne en 1910, Colombes s’urbanise à grands pas atteignant déjà plus de 22 000 habitants à la veille de la Première Guerre mondiale et voit apparaître d’autres grandes entreprises (pneus Goodrich, téléphones Ericsson, avions Amiot), ce qui engendre dans l’Entre-deux-guerres de nouveaux quartiers, peuplés de pavillons et de petits immeubles collectifs privés et de grands ensembles de brique, les HBM. Colombes peut aussi se targuer de parfumeurs renommés : Guerlain (1854-1894), Sauzé (1913-début des années 1960), Kerkoff (1920-1938), Dorin (1936 à 1985),

Colombes, choisie pour les Jeux olympiques de 1924, va par ailleurs se forger une renommée sportive mondiale, grâce à son Stade Yves-du-Manoir. Rencontres internationales et finales de haut niveau, tant en rugby, football et athlétisme s’y jouent jusqu’en 1975.

Une ville à dimension humaine

A partir des années 1960-70, Colombes prend un visage plus citadin avec d’importants programmes immobiliers à l’ouest et au nord de l’agglomération, notamment en bord de Seine, rendus constructibles par des bassins de retenue en amont de Paris. L’Ile Marante, rattachée alors à la berge, se pare du parc Lagravère ainsi que d’un complexe sportif avec piscine, tennis et patinoire, fréquentée par le colombien Philippe Candéloro, médaillé olympique.

Son urbanisation, maillée d’une dominante pavillonnaire et de nombreuses petites rues, lui permet de maintenir un paysage diversifié, largement ponctué d’espaces verts créés après la Seconde Guerre mondiale et dont la Coulée Verte est un des fleurons.

La ville, aujourd’hui reconvertie dans le secteur tertiaire, s’ancre dans le sillage de la Défense et grâce à ses deux lignes de tramway (T2 ouvert en novembre 2012, T1 prévu en 2019), devient plus attractive et continue sa progression démographique, passant par la conversion de friches ou la construction d’immeubles de plus petite échelle et plus adaptés à une mixité sociale.

 

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